En ce mois de juillet, c’est le bon moment pour investir, les taux ont encore baissé. Le crédit immobilier pour les expatriés est également intéressant : les taux sont extrêmement bons, la situation est alors idéale pour investir dans l’immobilier en France depuis l’étranger. Expatriés, découvrez les taux des prêts immobiliers en France.
Le crédit immobilier en France : une situation particulièrement favorable à l’échelle internationale
Comment se situe la France à l’échelle européenne ?
La France fait figure d’exception sur l’échiquier européen du crédit immobilier. Lorsqu’on compare les taux d’intérêt pratiqués dans les grandes économies du continent, la France décroche la palme : 1,56 %, devant l’Allemagne (1,83 %), l’Espagne (1,92 %), le Royaume-Uni (2,05 %) et l’Italie (2,10 %). À l’échelle de l’Union, seuls les Danois font mieux, avec un taux moyen de 1,09 %.
Dans la majorité des pays d’Europe occidentale, les taux immobiliers tournent autour de 2 %, sauf en Irlande qui se distingue par un taux de 3,21 %, ou encore aux Pays-Bas (2,42 %).
Le Crédit Foncier explique cette dynamique par une forte appétence des Français pour l’emprunt immobilier :
Quelques chiffres pour prendre la mesure de cette réalité :
- En 2017, le montant total des prêts hypothécaires en circulation atteignait près de 1 000 milliards d’euros. La France se hisse ainsi au 3e rang des pays les plus endettés, juste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, et occupe la deuxième place rapportée à la population.
- 31 % des ménages propriétaires remboursent actuellement un crédit ou détiennent une hypothèque permanente.
- Le stock par habitant (14 694 euros) place la France légèrement au-dessus de la moyenne européenne (12 452 euros), soit la 8e position continentale.
Le crédit immobilier est intéressant en France avec des prêts garantis à taux fixe
En France, la législation laisse le choix entre taux fixe et taux variable. Pourtant, dans les faits, le taux variable a quasiment disparu du marché. Les taux étant descendus aussi bas, le variable ne propose plus d’avantage : le risque n’en vaut tout simplement pas la chandelle.
Certains pays, la Belgique, le Danemark, affichent même des taux négatifs sur certains prêts variables. Là-bas, ce sont les banques qui versent des intérêts aux emprunteurs. Une réalité qui paraît irréelle pour un Français.
La France, elle, n’a jamais succombé à la mode anglo-saxonne du variable. Cette frilosité s’explique : ici, le modèle repose d’abord sur la capacité de remboursement de l’emprunteur, et non sur la valeur du bien. Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française, le résume dans « Challenges » : la prudence prévaut, on ne joue pas avec la stabilité financière des ménages.
Ce choix du taux fixe reste un solide atout : il protège contre les soubresauts du marché et les retournements de politique monétaire. L’emprunteur sait précisément combien il paiera au total, ce qui lui permet de calculer la rentabilité de son projet dès le départ.
Rien à voir avec les pratiques américaines, où les taux fixes ne sont proposés que sur les premières années et laissent ensuite place à l’incertitude du variable. En France, la règle, c’est la visibilité. Et c’est tant mieux.
Quels sont les taux d’emprunt proposés en France ? Vous pourriez lire : Emprunter auprès d’une banque ou d’un courtier ?
Après plusieurs années de repli, les taux d’emprunt en France évoluent à des niveaux exceptionnellement bas. Illustration : en avril 2012, un crédit immobilier coûtait en moyenne près de 4 %. Quatre ans plus tard, en septembre 2016, l’Observatoire du financement des CSA relevait 1,41 % (hors assurance).
Depuis, la tendance ne s’est pas inversée. Aujourd’hui, il devient possible de négocier un crédit sur 20 ans autour de 1,3 % (hors assurance). Pour qui veut investir ou acheter une résidence principale, le contexte n’a jamais été aussi propice.
Ce contexte incite d’ailleurs de nombreux candidats à l’achat à accélérer leur projet, afin de ne pas laisser passer cette fenêtre favorable.
Il est temps de négocier
Face à cette baisse généralisée, les banques sont engagées dans une guerre commerciale féroce. La marge sur les crédits fond, il leur faut donc séduire de nouveaux clients pour se rattraper sur l’assurance ou les placements annexes.
Résultat : il est aujourd’hui plus simple de décrocher un taux attractif, même en vivant à l’étranger. Les profils les plus recherchés restent les couples avec des revenus confortables et les jeunes actifs à fort potentiel.
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Les taux se maintiennent à des niveaux bas et, selon toute vraisemblance, devraient rester stables au moins jusqu’à la fin du trimestre. Personne ne connaît la date exacte à laquelle la courbe repartira à la hausse, mais le consensus penche pour une accalmie fragile… La prudence recommande d’agir avant que la tendance ne s’inverse.
Autre élément à surveiller de près : la rapidité des transactions et la pression sur les prix. Les biens partent vite, tandis que le prix du mètre carré ancien progresse de 0,7 % sur un an d’après Notaires-Insee, et ce rythme s’accélère à Paris et dans les grandes villes. Attendre, c’est risquer de voir les meilleures opportunités filer, et de perdre l’avantage financier offert par la faiblesse actuelle des taux.
Attendre le « bon moment » ? Il est peut-être déjà là, devant vous. À chacun de décider s’il préfère la sécurité d’un taux bas ou le pari risqué d’un marché qui pourrait s’emballer demain.


