Cryptomonnaies : les plus polluantes en 2025 à éviter !

En 2025, l’addition grimpe sans broncher : le minage de certaines cryptomonnaies engloutit plus d’électricité que des pays entiers comme l’Argentine ou la Suède. Derrière cette débauche d’énergie, des protocoles conçus pour la performance à tout prix, malgré l’existence d’alternatives nettement moins voraces. La croissance de ces réseaux, sourde aux urgences climatiques, ne ralentit pas.

Quelques blockchains cumulent aujourd’hui la majorité des émissions de CO2 du secteur. Leurs choix technologiques d’aujourd’hui façonneront l’empreinte écologique de demain, laissant une marque profonde et durable sur la planète.

Pourquoi certaines cryptomonnaies sont-elles si polluantes en 2025 ?

Le classement des cryptomonnaies les plus polluantes en 2025 ne réserve aucune surprise : le bitcoin reste indétrônable. En cause, un protocole de validation, le proof of work (PoW), qui gonfle la consommation d’énergie à des niveaux vertigineux. Pour sécuriser le réseau, une armée de machines spécialisées, réparties sur tous les continents, résout en permanence des problèmes mathématiques complexes réclamant une puissance de calcul colossale.

L’architecture même du Bitcoin explique cette spirale. Plus la compétition entre mineurs s’intensifie, plus la consommation électrique du bitcoin s’envole. D’après les dernières données, le réseau Bitcoin siphonne déjà davantage d’électricité qu’un pays de taille moyenne, ce qui pèse lourd sur l’empreinte environnementale.

D’autres devises numériques persistent dans cette logique proof of work. Leur empreinte carbone suit la même trajectoire ascendante, alimentée par la quête de puissance et l’essor des fermes de minage. Ces installations engloutissent des mégawatts, souvent issus de sources d’énergie peu respectueuses de l’environnement. Résultat : un coût caché, rarement pris en compte par les utilisateurs.

Pour clarifier les principaux facteurs qui rendent certaines cryptomonnaies si polluantes, voici les points à retenir :

  • Proof of work : moteur principal de la consommation énergétique.
  • Course à la puissance de calcul : inflation des émissions et de l’empreinte environnementale.
  • Réseaux mondiaux : dissémination du problème, absence de cadre commun pour limiter l’impact.

Consommation énergétique et émissions de CO2 : les chiffres qui inquiètent

La consommation énergétique du secteur explose et les chiffres donnent le vertige. En 2025, le réseau Bitcoin consomme plus de 140 térawattheures d’électricité chaque année, selon l’agence internationale de l’énergie. Ce niveau dépasse la consommation d’électricité de certains pays européens. À chaque transaction, l’émission de gaz à effet de serre surpasse celle de milliers de paiements bancaires classiques.

Les data centers dédiés au minage ajoutent une couche d’opacité. Plus puissants, plus voraces, ils rivalisent avec les géants du secteur numérique. Au final, l’empreinte carbone du secteur atteint plusieurs dizaines de millions de tonnes de CO2 par an. Pour donner une idée, la consommation électrique des cryptomonnaies frôle 0,5 % de la production électrique mondiale, un seuil qui grimpe d’année en année.

Pour mieux comprendre les conséquences, voici les principaux enjeux mis en lumière :

  • Gaz à effet de serre : émissions liées au charbon et au gaz, sources dominantes pour alimenter les fermes de minage.
  • Déchets électroniques : renouvellement rapide du matériel, obsolescence programmée, volumes qui inquiètent les filières du recyclage.
  • Consommation d’eau : refroidissement massif des équipements, pression sur les ressources hydriques locales.

La course à la puissance de calcul entretient ce cercle vicieux : toujours plus de machines, toujours moins d’efficacité énergétique. Les signaux d’alerte se multiplient et l’industrie doit désormais faire face à ses responsabilités.

Cryptomonnaies, aviation, textile : qui pollue vraiment le plus ?

Le dilemme ne laisse personne indifférent : comment situer l’impact des cryptomonnaies face à des industries bien ancrées ? Le bitcoin affiche une empreinte environnementale massive, mais comment la comparer à l’aviation ou au textile ?

L’aérien génère près de 900 millions de tonnes de CO2 par an. Le textile grimpe à 1,2 milliard de tonnes. Côté cryptomonnaies, on estime leur contribution annuelle entre 80 et 100 millions de tonnes de CO2, soit les émissions d’un pays comme la République tchèque. Sur le total mondial, elles pèsent moins de 0,2 %, mais leur croissance exponentielle soulève de vraies interrogations.

L’impact dépasse la seule consommation d’énergie. La pression sur les ressources hydriques pour refroidir les data centers, l’accumulation de déchets électroniques et la forte dépendance au charbon dessinent un tableau préoccupant. Pendant que l’aviation cherche à réduire ses émissions et que le textile s’attaque au recyclage, les cryptomonnaies restent prisonnières du proof of work.

L’avenir du secteur dépendra de sa capacité à réinventer son modèle et à choisir des solutions plus sobres pour réduire son impact sur la planète.

Femme d affaires analysant des graphiques de crypto dans un bureau urbain

Des alternatives plus vertes et des gestes pour limiter l’impact écologique

Face à la pression environnementale, le monde des cryptomonnaies se transforme. Plusieurs projets troquent le proof of work contre le proof of stake (PoS), qui élimine la course à la puissance de calcul et réduit radicalement la consommation d’énergie. Un exemple marquant : Ethereum a vu sa consommation électrique chuter de plus de 99 % avec le passage au PoS. D’autres blockchains, comme Solana ou Tezos, ont été pensées dès le départ pour privilégier l’efficacité énergétique.

Certains centres de données misent désormais sur les énergies renouvelables. On voit des fermes de minage se rapprocher de barrages hydroélectriques ou s’équiper de panneaux solaires. D’autres réutilisent la chaleur générée pour chauffer des bâtiments, ce qui limite le gaspillage énergétique.

Pour choisir des cryptomonnaies moins énergivores, plusieurs critères s’imposent. Les investisseurs attentifs examinent la traçabilité énergétique des projets et scrutent le mix énergétique utilisé par chaque réseau. Côté utilisateurs, certains privilégient désormais les plateformes engagées dans la sobriété numérique ou limitent le nombre de transactions.

Voici quelques pratiques à privilégier pour réduire la pression sur l’environnement :

  • Privilégiez les blockchains à consensus proof of stake.
  • Vérifiez l’usage d’énergies renouvelables dans les data centers.
  • Réduisez la fréquence des transactions pour limiter la pression sur les réseaux.

La sélection des protocoles et plateformes prend désormais en compte leur empreinte carbone et leur capacité à optimiser la consommation énergétique. Le secteur avance, porté par l’innovation technique et l’exigence de sobriété. L’avenir des cryptomonnaies, et celui de notre environnement, se joue dans ces choix. Reste à savoir si la prochaine génération d’acteurs saura vraiment changer la donne ou si elle cédera à la tentation de la puissance brute, quoi qu’il en coûte.

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