Quelle Epargne en 2020 ?

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La crise l’a confirmé : de nombreux Français veulent garder un petit matelas d’épargne pour plus de sécurité. Ce comportement est parfaitement compréhensible en période d’incertitude. Il est même fortement recommandé de conserver des économies de précaution. Mais combien faut-il mettre de côté ? Pour répondre, il faut d’abord revenir un instant sur ce que cela signifie. Comme son nom l’indique, il a un objectif principal : prévenir les coups violents, c’est-à-dire protéger son détenteur des aléas de la vie (maladie, inactivité temporaire, panne d’un véhicule, réparation d’urgence d’un bien immobilier…). Le tout en évitant d’avoir à investir dans des investissements à long terme qui ne sont pas nécessairement liquides (assurance-vie, immobilier, etc.).

Surveiller vos contraintes de dépenses

Il est évidemment impossible de donner une somme précise en termes de montants à garantir. Le concept d’économie de précaution dépend, par exemple, du statut. A priori, la situation d’un salarié en contrat permanent est moins à risque que celui d’un travailleur indépendant. Le niveau du curseur peut également être lié au caractère de l’économiseur. Une personne inquiète par la nature sera certainement rassurée par un matelas confortable. Enfin, il est important de se pencher sur le patrimoine et/ou le mode de vie de la maison.

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À lire Brochure A/LDDS : vers un retour à la collecte normale ? C’est ce dernier point qui semble être le plus important. Les économies de précaution devraient servir de relais en cas de problème. L’essentiel est de savoir combien la maison aurait besoin alors. De nombreux conseillers raisonnent en termes de mois de revenus. Pour notre part, nous préférons analyser la question à la lumière des dépenses limitées. C’est-à-dire ceux qui reviennent obligatoirement tous les mois (loyers, nourriture, charges récurrentes…).

Selon le profil et le statut professionnel, on peut estimer qu’une somme couvrant entre 3 et 6 mois de dépenses contraintes donne une marge (d’autant plus qu’en en cas de perte d’activité, les dispositifs de support temporaires sont généralement activables). Pour un ménage qui gagne 4 000 euros par mois et supporte 2 500 euros de dépenses contraintes, cela représente entre 7 500 et 15 000 euros d’économies. Cette estimation peut ensuite être affinée en incluant le coût des dépenses prévisibles importantes (toit à réparer, véhicule à changer, etc.).

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« Qui peut le plus peut le moins », il est d’usage de dire. Et selon ce principe, de nombreux ménages ont tendance à surgonfler leur épargne de précaution. Ils se disent qu’il vaut mieux être trop doué que pas assez. C’est généralement superflu et même pénalisant. Avoir quelques mois de dépenses assurées est en effet suffisant et il est rare que toutes les grandes dépenses redoutées tombent en même temps.

À lire Vos économies sont-elles garanties ? Les économies mobilisés inutilement pourraient ainsi être affectés beaucoup plus efficacement à d’autres projets. Un actif craignant par exemple la retraite aura tout intérêt à ne pas le surestimer et à placer l’excédent dans des soutiens à plus long terme mieux adaptés à ses projets, notamment en termes de rentabilité à long terme.

C’est un élément que notre magazine alerte régulièrement ses lecteurs à travers la rubrique Les finances d’une famille. Au-delà d’un an de dépenses assurées, les économies de précaution nous paraissent totalement disproportionnées.

Où placer vos précautions d’épargne ?

Il reste la question de savoir quel réceptacle utiliser. À cet égard, rappelons simplement les deux critères à remplir : le capital mis de côté doit être rapidement mobilisé et garanti à tout moment (pour éviter de subir une perte en cas de sortie précipitée). En d’autres termes, la performance du support ici est secondaire. Faire prospérer de l’argent mis de côté peut être un plus, mais devrait ne pas être la priorité.

Les supports à privilégier ne sont pas légion, compte tenu de ces contraintes. Même si leurs tarifs ne sont guère généreux pour le moment, les livrets restent les produits idéaux (capital garanti, pas de frais, liquidité totale…).

Draps pratiques Épargne : le rendement n’est pas le seul critère à prendre en compte Avec des plafonds de 22 950 euros pour le livret A et de 12 000 euros pour les LDDS, les livrets réglementés laissent déjà une certaine marge de manouvre. Quant aux très gros budgets, ils peuvent compléter l’appareil avec des livres de banque ordinaires.

Certes, les lecteurs les plus attentifs noteront que certains livrets ont parfois du mal à faire face à l’inflation et offrent donc des rendements réels négatifs. C’est indéniable, mais un livret à faible rendement est toujours préférable à un compte courant impayé.