Extraire du bitcoin depuis son ordinateur personnel n’a rien d’ésotérique, ni de réservé à une poignée de geeks suréquipés. Aujourd’hui, la porte s’est ouverte à tous ceux qui possèdent une carte graphique correcte, mais attention, le revers existe : la tentation de miner attire autant les arnaqueurs que les passionnés. Ce qui suit s’adresse aux joueurs, aux bidouilleurs du dimanche ou à ceux qui souhaitent rentabiliser leur matériel, sans investir des fortunes dans des fermes géantes de RTX 3080. Et si les questions d’écologie vous taraudent : au Québec, l’électricité hydroélectrique fait figure de bonne élève, bien loin des clichés sur la pollution minière. Détail non négligeable, la chaleur produite par votre machine suffit à remplacer un radiateur en hiver.
Quel équipement ?
On peut bien tenter de miner avec le processeur, mais autant le dire : l’efficacité reste marginale. La carte graphique, voilà le vrai moteur du minage. Associer un Core i5 d’une génération passée à une carte graphique récente fonctionne parfaitement, le processeur ne fait que transmettre les ordres. Pour la partie graphique, plusieurs critères entrent en jeu : prix, consommation, taux de hachage. Ce dernier indique combien d’opérations votre matériel peut effectuer chaque seconde. Mais il ne fait pas tout : la facture d’électricité ou le coût d’achat de la carte ont leur importance.
AMD dominait autrefois le marché, mais la série RTX 3000 de Nvidia a rebattu les cartes, en affichant des performances inédites sur cette génération.
En clair, il faut une carte graphique qui tienne la route. Avec une GTX 970, vous risquez de perdre plus en courant que vous ne gagnerez en bitcoins. Pour évaluer si votre machine est rentable, mieux vaut consulter un simulateur de gains adapté à votre configuration.
Côté revenus, quelques exemples concrets permettent de se faire une idée : une 5700XT rapporte entre 4,50$ et un peu plus de 5$ par jour, la 2070 Super tourne autour de 3,62$. La 2080Ti rejoint la 5700XT en termes de performance. RX 580 ou GTX 1070 ? Comptez environ 2,25$ par jour. Ces chiffres varient, bien sûr, selon la difficulté du réseau et le cours du bitcoin.
En période de forte demande pour les crypto-monnaies, les gains peuvent doubler. Prenons la GTX 1070 : après déduction de l’électricité, elle laisse 2,25$ par jour, soit un peu plus de 820$ par an. Avec une RX 5700XT ou une 2080Ti, on grimpe à 1 825$ sur douze mois. De quoi amortir largement son matériel, voire financer le prochain upgrade.
Pour toucher vos gains, la procédure est simple : il suffit d’ouvrir un compte sur Newton, d’y transférer vos bitcoins issus du minage, puis de faire un virement Interac vers votre compte bancaire. Libre à vous de laisser dormir votre crypto sur Newton, en pariant sur la hausse du bitcoin, ou de diversifier vers d’autres monnaies numériques.
L’équipement va-t-il s’user ?
Bien géré, le minage ne rime pas forcément avec obsolescence rapide de votre carte graphique. L’astuce : abaisser la tension pour limiter l’usure. Exemple concret avec un 6900XT overclocké : il est possible de descendre à 130 watts (contre 300 en configuration standard), tout en maintenant un taux de hachage avoisinant les 63/64, pour une température GPU de 65 °C et un point de jonction à 72 °C.
Le choix de l’alimentation revêt une grande importance : le PC va tourner en continu, il faut donc préférer une alimentation certifiée et garantie longtemps (sept ans, c’est l’idéal).
Pour recycler un vieux PC, inutile de voir grand côté stockage : un SSD Kingston de 120 Go, à 25$, fait parfaitement le travail. Évitez cependant les modèles low-cost dépourvus de puce Dram, sous peine de panne prématurée. Pour Windows 10, des licences officielles se trouvent facilement à bas prix sur eBay. À ce tarif, nul besoin de versions douteuses. Pensez enfin à fermer tous les logiciels inutiles pour libérer un maximum de ressources.
Qu’il s’agisse d’un vieux boîtier ou d’un châssis premier prix à 40$, peu importe, du moment que la ventilation reste correcte. Certains optent pour des supports de montage à 100$ pour un refroidissement optimal.
Logiciels
Le minage consiste à participer à la validation des transactions : chaque opération en bitcoin ou autre crypto-monnaie doit être vérifiée non par une banque centrale, mais par des ordinateurs volontaires, les fameux mineurs. Une fraction de chaque transaction sert à rémunérer ce travail de calcul et de sécurisation.
Les logiciels spécialisés fleurissent. Leur point commun : une prise en main aisée, parfois en un clic. Mais tous ne se valent pas. Nice Hash Miner, par exemple, sort du lot : il affiche en temps réel les gains, détaille les opérations en cours et propose même d’arrêter automatiquement le minage si le coût de l’électricité dépasse les revenus. Pouvoir tout surveiller à l’instant T, c’est un filet de sécurité, surtout si vous partagez votre machine.
Il existe d’autres alternatives, et le minage fonctionne aussi bien sous Linux que sous Mac. Mais avec l’arrivée massive de néophytes, gare aux logiciels frauduleux qui se multiplient.
Évitez les fraudes
L’engouement pour le minage a poussé certains développeurs à créer des logiciels accessibles, parfois trop : certains détournent discrètement la puissance de votre PC à leur profit. Le piège : tout semble marcher, les premières heures affichent un taux d’utilisation normal… puis les gains s’évaporent. Honey Miner, par exemple, fonctionne ainsi : le logiciel verse des cacahuètes (environ 30 cents par jour) pendant que d’autres empochent vos efforts.
Pour s’y retrouver, quelques acteurs fiables dominent le marché privé : NiceHash, HiveOS, CoinFly, Awesome Miner et Minerstat. NiceHash et HiveOS tirent leur épingle du jeu. NiceHash centralise le minage de plusieurs PC sur un seul compte, joue la transparence et, lors d’un piratage passé, a remboursé tous ses utilisateurs. Sa commission : 3% sur chaque transfert. Hive OS cible davantage les possesseurs de fermes de minage, avec un coût fixe de 5$ par plate-forme, sans commission supplémentaire sur les retraits.
Avant de télécharger un logiciel, comparez les offres, examinez les retours d’expérience, et scrutez surtout les avis négatifs. Une fois le bon outil trouvé, vous pouvez explorer l’univers des crypto-monnaies. Le bitcoin n’est pas la seule étoile montante : d’autres devises émergent, gagnent en valeur, et votre portefeuille virtuel peut évoluer à mesure que vous convertissez vos gains d’une monnaie à l’autre. N’oubliez pas : au Canada, ces revenus doivent être déclarés au fisc, même s’ils sont modestes.
Pensez à suivre l’actualité crypto pour savoir quand miner du bitcoin avec votre PC !
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec de plus en plus de personnes en France et dans le monde qui se lancent clairement dans le monde du bitcoin, vous avez tout intérêt à bien vous informer sur le sujet si vous voulez réussir dans ce domaine ! En effet, qu’il s’agisse du bitcoin, des crypto-monnaies, ou encore plus récemment des NFT qui font de plus en plus de bruit, force est de constater que cela peut parfois tourner au cauchemar pour tous les particuliers qui sont de vrais novices en la matière…
Ainsi, si vous voulez être sûr de faire le moins d’erreurs possibles, il est vivement recommandé bien suivre les actualités avec cryptoastuces.fr : vous allez pouvoir ainsi savoir toutes les dernières informations sur les crypto-monnaies, sans toutefois craindre le fait de devoir vous informer à travers d’autres sources d’informations par la suite. Bien évidemment, si vous voulez essayer tant bien que mal de prendre les devants, alors il sera tout simplement nécessaire de faire tout votre possible pour bien lire les derniers articles dans le domaine, et cela tous les jours sans exception !
À l’heure où les monnaies virtuelles redessinent le paysage financier, miner chez soi, c’est prendre le train en marche, à condition de garder un œil sur la voie et d’en maîtriser les règles. Qui sait, demain, votre vieil ordinateur pourrait bien devenir la première pierre d’une nouvelle aventure numérique.



